15.04.2008 | Maison de quartier à Montravel
crédit photo: Miriam Schwamm
Le mur "d'expression libre" sur la Maison de quartier de Montravel, un élément de la fresque murale qui la recouvrait entièrement. Une conception que j'avais réalisé avec les jeunes de ce quartier en 2002.
Mais, cette photo n'est qu'accroche visuelle pour partager avec vous le texte et le projet de l'écrivain Dénis Pourawa publié sur leskafarts:
Bonjour à tous,
Vous savez, j'irais droit au but, vous êtes tous des acteurs de la culture. Qu'est ce que la culture, la politique culturelle, la promotion de la culture...toutes ces définitions me donne la nausée. Il y a deux semaines de ça, quand la presse locale se donne le droit d'accuser librement dans une grande première page des Nouvelles les tags et l'écriture sur les murs que je nomme poétiquement de 'l'écriture sub-urbaine', donc accuse ces expressions de l'adolescence comme responsable de l'augmentation de la délinquance dans le grand Nouméa. (tous nous savons que l'écriture n'est pas la seule responsable de la liberté de l'individu en tant qu'expression de liberté vitale de reconnaissance sociale) il y a l'éducation et surtout l'enseignement. Si l'écriture était un art de délinquance, alors le Monde est délinquant...?
Sur la photo de première page, une jeune kanak en scène, où plutôt mise en scène par le photographe, avec un marqueur entre les doigts s'apprêttant à écrire sur un mur encore tout blanc. Je ne peux rester silencieux, je dénonce la presse des 'Nouvelles' d'atteinte grave aux droit de l'enfant, de dénigrement, de diffamation et d'insulte libre contre la jeune population kanak du grand Nouméa. Jusqu'a quand devra t'on subir ces injures journalistiques 'accusations libres et honteuses'. Utilisant l'image journalistique comme moyen destructeur d'une communauté "la nôtre kanak"désignée comme marginale. Je m'insurge! je dis non! je ne veux pas vivre dans un pays où le presse se donne le droit d'être maître, juge et roi de l'image de mon peuple où de qui que ce soit, et en l'occurrence la jeunesse du peuple kanak de ce pays, notre pays à tous.
Je voulais vous faire part de ce sujet qui m'a fait dire ce que vous savez maintenant de mon opinion, en tout cas sur la presse et sur le danger du favoritisme sociale...
j'en ai profité pour vous envoyez un document, un projet de scène populaire, justement pour répondre par l'innovation et la créativité aux accusations des accusateurs...
Bonne journée à vous, et merci de m'avoir prêter de votre utile attention.
Cordialement à tous.
Denis Pourawa
•Projet : SKLAM POPUL®
• Auteur et initiateur du projet: Denis Pourawa
Première scène 14 avril 2007:
Quartier de la Vallée du tir avec l’association « Brocant’art ».
Intervenants :
-Sylvain Lornier : conteur et comédien (les enfants migrateurs)
-Jean-Paul Vama : chanteur et slameur
-Denis Pourawa : poète et Sklameur.
Concept : SKLAM POPUL® / « Exclamation Populaire ».
SKLAM POPUL® : « Exclamation Populaire » est une scène qui se veut être itinérante, ouverte à toute forme d’expressions qui utilise l’organe vocale mais oratoire comme artifice de lien de communication et d’échange social. SKLAM POPUL® est au départ une scène, imaginaire, facilement transportable et avec un micro libre. Mon souhait est de le matérialiser. D’une forme carrée pour la prestance et la rigueur, de 1 mètre sur 1 mètre de large, de 20 centimètres de hauteur et en son centre la représentation d’un cercle de 10 centimètres de diamètre pour la symbolique du point de convergence de l’énergie de l’acteur au moment de sa prestation. Cette scène se veut aussi expérimentale pour sa fragile proposition, être une porte ouverte, un pied d’élévation à l’expression orale, dans la recherche d’offrir un espace d’échange culturel et moderne dédié à la parole intime et populaire.
SKLAM POPUL® défend quatre piliers principaux du statut du citoyen: La reconnaissance, le respect d’autrui, le droit et le partage. Dans ce concept de mise en scène de l’organe vocale sous toutes ces formes, j’ai voulu rendre matériel le temps et l’espace éphémère, les matérialisant cercle et carré à travers cette scène fragile par sa petite superficie. Un lieu accessible pour chacun : conteur, slameur, raconteur, diseur, rebelle…, citoyen de la cité. C’est une proposition, de prise de responsabilité autrement pour l’individu qui s’initie à cette pratique. C’est une formule artistique, une ouverture d’esprit vers un extérieur immédiat qui est le public. C’est une opportunité citoyenne, celle de l’appropriation temporaire d’un citoyen de sa liberté d’expression et de la possibilité légale d’exprimer cette liberté ouvertement et dignement.
Les 5 commandements de SKLAM POPUL®:(Pluralisme) Modestie) Droit)
1-Le citoyen est responsable de son expression et de ses actes.
2-Le citoyen est responsable de son nom et de son image.
3-Le citoyen est responsable de son public.
4-Le citoyen est responsable de sa responsabilité.
5 Le citoyen est un individu responsable donc critiquable.
06:15 Publié dans Art @ Newcaledonia: News sur la vie culturelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Tags : Denis Pourawa, slam, culture, Nouvelle Calédonie


